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5 conseils pour réussir votre campagne socialwashing !

Posté le 6 avril 2017

Pepsi vient de faire les frais d’une campagne mal préparé. Mais faut il abandonner pour autant les promesses du socialwashing, qui permet de se connecter à des générations et des éthnicités difficiles à cibler autrement ? Pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, Tragédies a consulté les meilleures agences de Paris sur cette tendance qui monte.

1. Faites appel à des pros

Rien de pire qu’une campagne socialwashing confiée à des amateurs; d’abord ils pourraient être concernés par la cause que vous voulez récupérer, ce qui risque de diluer votre exposition. Ensuite une telle manipulation nécessite de savoir déclencher les bons leviers d’indignation, et de bien choisir les enjeux. N’écoutez pas vos stagiaires et prenez garde à ceux qui s’animent quand ils évoquent leurs convictions, ils pourraient vous égarer…

2. Soyez focus sur votre message

C’est-à-dire votre produit et votre marque ! L’erreur c’est de confondre le contexte (la cause) et l’exposition. Pour une campagne réussie, la cause doit pouvoir être interchangeable. Contre la violence policière ? Contre le racisme ? Contre l’occupation des territoires palestiniens ? Peu importe, tant que la marque est star, et contribue à apaiser la situation.

3. Evitez toute forme d’ironie ou (au contraire) de réalisme

Le moindre soupçon de distance et d’ironie pourrait vous faire passer pour des méta-critiques ou des déconstructionnistes. Soyez littéral ! Mettez en scène des gens beaux et gentils, faites-les sourire, n’ayez aucun doute que ce qui se passe dans ces territoires reculés de la République, c’est pas joli joli, mais n’allez pas non plus montrer de vrais habitants, ils pourraient décourager l’identification.

4. Préparez et managez la crise Twitter

Oubliez Facebook rempli de mères de familles, c’est sur Twitter que les SJW vont devenir vos meilleurs alliés. N’hésitez pas à créer quelques faux  comptes pour diffuser naïvement la campagne, avec des mots choisis pour déclencher les bonnes réactions : « enfin une marque qui a le courage de dénoncer … » ou « une publicité belle et utile, ça existe, la preuve !« .  Si vous avez vraiment les moyens, investissez dans l’ e-influence pour toucher quelques vieux publicitaires gâteux mais avec beaucoup de followers.

5. Préparez vos excuses de fin de buzz

Laissez passer 24 à 48h, puis foutez-vous à terre : retirez la campagne (que tout le monde aura vue), excusez-vous platement, incriminez votre manque de sensibilité, et si ça ne suffit pas prévoyez de mettre en place une fondation avec un petit budget pour contribuer réellement à changer les choses – vous aurez tout le temps de la fermer une fois le buzz fini.

Voila : vous avez réussi votre première campagne ! Et demain, quelle sera votre prochaine cause bidon ?

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