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Bad Buzz : Amazon décapite un client avec un drone de livraison

Posté le 30 mai 2016

Voilà un coup derrière la casquette dont Amazon se serait volontiers passé. Alors qu’il attendait pour la toute première fois la réception d’un colis « Amazon Prime Air », le beta-testeur James Robichaw a eu la tête sectionnée par le drone qui était en train de le livrer. Sous le feu des critiques suite à cette affaire, le géant américain a décidé de temporairement stopper le déploiement de son offre de drones.

Imaginez : vous êtes dans la rue quand soudain vous avez un besoin urgent d’acheter une semelle pour remplacer celle qui vient de s’arracher sous votre soulier. Comme tout un chacun, vous dégainez alors votre mobile et commandez en bonne et due forme une semelle sur Amazon pour qu’un drone vous la livre en deux temps trois mouvements à l’endroit précis où vous vous trouvez. Mais à qui le drone doit-il livrer cette semelle ? A vous ou à votre smartphone ? C’est à cette question ô combien épineuse qui interroge l’identité et la technologie que la Cour Pénale du Wisconsin va devoir prochainement répondre dans l’affaire « Amazon vs. Robichaw », sobrement intitulée par les médias américains « L’affaire du drone Faucheur de Têtes ».

Les faits ? Ils remontent au mardi 19 avril dernier. Il est 9h43 quand la tragédie frappe de plein fouet la famille Robichaw. Gorge nouée et poings serrés, la femme du défunt raconte :

Dès le départ, j’ai senti le drone un peu menaçant. Y avait un peu de vent et l’engin est venu se placer de guingois, de telle sorte que la tête de mon mari s’est fichée entre le colis et le rotor. On aurait dit qu’il cherchait à atteindre la poche du veston de mon mari dans laquelle son téléphone se trouvait. Ça n’a pas pardonné. Sa tête s’est faite tronçonner comme un rôti de porc au rotofil.

Confiante et fidèle à sa stratégie de communication simple mais robuste, la firme américaine s’est, pour le moment, contentée d’un communiqué lacunaire mais rassurant pour ses actionnaires :

Quand on livre un colis à quelqu’un, on ne précise pas à quelle partie de son corps on le livre. Le colis est-il bien arrivé, oui ou non ? Nous n’allons pas nous excuser d’être trop précis et performants. Nos drones représentent l’avenir. Nous reprendrons le déploiement dès que possible.

Pour la petite histoire, James Robichaw attendait une clé à molette pour son nouvel établi.

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