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Quand les consultants prennent leur revanche sur les créas

Posté le 6 juin 2016

Après des années passées à faire des courbettes aux créatifs, les patrons d’agence redécouvrent l’importance de la strat’. Changement profond ou feu de paille ? La réponse pourrait vous émouvoir et vous surprendre….

« On s’en fout du blabla, ils veulent voir la créa ». Ces mots, nos lecteurs en agence ont du les entendre souvent. Le signe d’une période, pas si lointaine, où les directeurs de création, tout puissants, ne toléraient que de rares incursions du planning lors des pitch agence. Pourtant, les temps ont bien changé, et la reco « pas super créative« , et même parfois bien dense, reprend du terrain.

+ 300% de strat’ en 3 ans !

Avec une moyenne de 141 slides, y compris le dispositif et les équipes, dont bien 13 pages de compréhension du brief, l’index Tragédies des recos 2015 (*) reflète bien cette progression. Il y a seulement trois ans, on comptait en moyenne 50 slides dont 4 sur la réflexion ! Une croissance de 300% qui ne passe pas inaperçue. D’autant que la quali rejoint le quanti :

La valeur ajoutée d’une compréhension des enjeux de nos clients ne doit pas être sous-estimée. Il est souvent utile d’ajuster nos discours à la réalité du terrain, explique Marjorie, head strategist dans une grande agence parisienne.

Qui fait les slides capte la valeur

Mais ce n’est pas qu’une histoire de slides. Tout au long de la relation client, les consultants doivent penser strat’, et se montrer expert. « Du coup, on ne sort plus sans relire les notes de nos stagiaires », avoue un directeur conseil. Une tâche fastidieuse mais qui se révèle souvent rentable. « Depuis qu’on a industrialisé nos modèles de stratégies, à l’instar des grandes agences, on gagne en efficacité et, cerise sur le gateau, on tombe souvent juste ! » explique le même dircli.

Demain, tous strategist ?

Tendance durable ou mode ? Du côté de la créa, on fulmine. « Ce n’est pas en  faisant les tacherons, en se planquant dans des postures d’écoute et d’humilité, qu’on va faire grimper les honoraires ! Les dircoms ont le droit de rever aussi ! » nous confie en aparté un créatif qui a souhaité rester anonyme. Et on nous siffle à l’oreillette que le digital pourrait bien disrupter tout ça… A suivre, donc.


(voila ce qu’on fait de vos macs, les créas)

(*) enquête auprès de 5 agences indépendantes réparties sur tout le territoire et représentatives du métier

 

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