X

Tragédieslogo

Parce que la communication est un drame

  • Nous suivre sur :

Crise de management dans les agences suite aux défections chez En Marche

Posté le 30 mai 2017

Alors que La République En Marche fait recette avec des candidats de la « société civile« , entendre « du secteur de la com » , un vent de panique saisit actionnaires et salariés des agences parisiennes : qui va gérer la boutique pendant que les patrons partent voter les lois à l’Assemblée ? Faudra-t-il confier les fleurons de nos agences aux stagaires de la créa ou aux CM ? Enquête vérité.

La faute à Emilien ?

« Tout à commencé avec (Ismaêl) Emilien » explique sous le couvert de l’anonymat un ancien collègue d’Havas, jaloux aussi de ne pas avoir connu la même carrière fulgurante que le nouveau conseiller spécial de l’Elysée. « Macron a compris que les communicants étaient là pour dire toujours oui,  et pour cause, alors il en a fait sa garde rapprochée« .

Conséquence : la carte de France des candidats LREM se lit comme le who’s who des agences, surtout en Ile de France. Bruno Fuchs (Image & Stratégies) en Alsace, Laurent Zameczkowski  (France Film TV), Adrien Taquet (Jesus et Gabriel), Laurianne Rossi (chez l’annonceur SNCF), Jeanne Dromard (Gplus) ou encore Aurore Bergé (Hopscotch) en Ile de France, Olivia Grégoire (consultante indépendance) à Paris… La liste est longue, et s’ajoute à ceux qui ont rejoint les cabinets, ou aux anciens comme Mounir Mahjoubi (entrepreneur mais surtout ex-BETC Digital) secrétaire d’Etat et candidat à Paris.

Qui reste ?

Conséquence, pas mal d’agence sont déboussolées par ces vagues de départ. « Non seulement il n’y a plus personne pour bosser puisque tout le monde est mobilisé sur la campagne, alors qu’on est plutôt habitués à vendre de la saucisse, ce qui paye mieux d’ailleurs« , explique un planneur chez Jésus, « mais on se demande tous qui va prendre le lead pendant que le management part chez Macron ».  Même son de cloche dans d’autres PME qui se retrouvent démunies face au changement, un comble.

« Zéro conflit d’intérêt« 

Enfin selon les principaux intéressés il n’y a bien sûr « zéro conflit d’intérêt » par rapport à l’attribution des futurs marchés de com publique, qui seront fait « en toute transparence et dans le souci des compétences« . A bon entendeur…

Vous aimerez aussi