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Dans un monde qui change, BNP Paribas réinvente le gaspillage

Posté le 10 mars 2017

La réseau bancaire a équipé son agence slash concept-store flagship 2 Opéra de plusieurs écrans LED géants, qui illuminent la place de l’Opéra et sont visibles de très, très loin. Gaspillage scandaleux ou préfiguration d’un nouveau monde-qui-change où le retour des bénéfices permet des dépenses ostentatoires ?

bnp paribas agence 2 opera

« Émerger dans le flux de lumière« 

« Dans la ville lumière, il faut forcément pousser un peu les watt pour être vraiment visible » explique la direction de l’événementiel de la banque. Malgré quelques remarques de parisiens éblouis par les 7 000 lumen et inquiets du gaspillage, BNP Paribas assure que les négociations avec la ville, qui a imposé de couper les écrans de 2 à 6 heures du matin, et la préfecture qui a du vérifier que les écrans, la nuit, n’empêchaient pas de voir les feux rouges alentours, se sont bien passées.

Presque visible depuis l’espace

« On attend avec impatience un tweet de Thomas Pesquet, le spationaute à bord de ISS, pour qu’on puisse repérer le glow de nos panneaux depuis l’espace, ce qu’on ne manquera pas de célébrer sur notre page Facebook » raconte la banque.

C’est au planning strat de Publicis qu’est née l’idée des écrans géants, se basant sur un double constat ; d’abord la moindre vogue de la conscience écologique, passé l’engouement de la COP 21 (« tellement 2015 » nous confie un planneur), ensuite le retour de la croissance et d’un certain ras-le -bol de l’austérité. « C’est une redécouverte de Veblen, théoricien de la consommation ostentatoire, qui a nourri des générations de publicitaires. Gaspiller et assumer le gaspillage c’est se mettre du côté de la richesse et du pouvoir.  Chez BNP Paribas, on préfère attirer les gens qui n’ont pas honte de leur argent« .

Partenariat en vue avec EDF

En attendant il était « logique » que cette nouvelle « posture lumineuse » s’incarne d’abord dans le flagship BNP Paribas de la place de l’Opéra, avant d’être déployée sur l’ensemble des 2 000 agences française. « On discute d’ailleurs directement avec EDF pour savoir s’ils peuvent nous réserver une tranche de centrale nucléaire, afin de tenir les coûts » explique-t-on de façon pragmatique à la banque. Une idée lumineuse, donc.

 

 

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