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Après les jus explosifs, Greenpeace envoie des thons pourris dans les rédactions

Posté le 6 juillet 2016

C’est un nouveau tournant créatif dans la stratégie de l’ONG environnementale, connue pour ses postures provocantes et ses combats sans concession contre les géants de l’agro-alimentaire ou de l’énergie nucléaire. Après un succès inespéré en termes de retombées presse de l’explosion des bouteille de « jus de fruits aux pesticides » de la marque E. Leclerc, l’association engagée a décidé de poursuivre et de radicaliser son action. Analyse.

Les cocktails molotov vegan, une riche idée

Le week-end dernier les réseaux sociaux ont bruissé de photos curieuses : des open space grisatres, des ordinateurs comme partout étaient maculés de taches baroques.

En cause : un cocktail de jus de fruits frais, sélectionnés avec amour pour leur teneur en produits de protection des plantes pesticides, pressés à la main et envoyés à toutes les rédaction. Et, comme l’avait prévu la com’ de l’ONG, les bouteilles ont explosé pendant le week-end après avoir fermenté toute la semaine dans les bureaux.

Syndrome syrien ?

Une tactique murement fermentée :

Les journalistes adorent parler d’eux et se plaindre, explique une chargée de programme de Greenpeace. Dès qu’ils se sentent menacés, montrés du doigt, ça part en sucette et ils appellent RSF comme s’ils étaient embedded en Syrie. D’aileurs je cherche encore un moyen de les titiller sur leur réduction d’impôts, ça les ferait partir en vrille !

Tu le sens mon thon pas en boite ?

thon
Bientôt en exclu dans votre rédaction !

En attendant de trouver la martingale qui fasse le lien entre la protection de l’environnement et la défense de la carte de presse, Greenpeace a décidé de continuer dans la même voix. Dès lundi, 1 590 kg de thon albacore en surpêche Petit Navire seront expédiés dans les rédaction, avec « un emballage kawai qui va les empêcher, inconsciemment, de jeter les morceaux de thon » . A venir dans quelques semaines, une odeur nauséabonde et une infestation de nuisibles dans toutes les rédactions de France – de quoi créer le buzz, encore une fois !

 

 

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