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#PasSiFictif : les assistants parlementaires veulent rétablir la vérité !

Posté le 27 janvier 2017

Face au vent du scandale qui se lève encore, les Assistants parlementaires ne sont pas décidés à laisser souiller leur métier. Certains d’entre eux travaillent vraiment et veulent le faire savoir. #PasSiFictif est la première réponse.

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Marre de passer pour un assisté

Michael D., l’un des rares assistants parlementaires qui n’est ni fils ni mari ni cousin au second degré du député qui l »emploie,  témoigne d’une semaine difficile. « Ça fait trois jours que ça dure – soit c’est mon banquier qui m’appelle toutes les deux heures pour placer mon supposé +gros patrimoine+, soit ce sont mes camarades de Sciences Po qui me demandent s’ils peuvent pas faire la revue de la presse locale pour 6 000 euros par mois ! Pendant ce temps-là on bosse, on se tape les péquenauds qui râlent et qui vont balancer du purin dès qu’on ne répond pas à leurs suppliques. C’est pas normal. »

Le bureau des Assistants parlementaires de l’Assemblée nationale est sur la même longueur d’ondes. « Il s’agit d’une véritable crise pour l’image de notre métier,  qui souffre d’amalgames scandaleux. Je ne parlerai pas de +l’affaire+ mais qu’on arrête de nous prendre pour des planqués ! Surtout que depuis les limitations des cumuls, les députés vont parfois jusqu’à lire les textes de lois qu’ils votent, on stabilote tout pendant des heures… »

Une campagne choc

« Qui mieux que lui fait le lien entre l’électeur et le député ? » demande la campagne réalisée en urgence par Publicis Conseil. « On a mis des photos de terrain, de contact, on a voulu montrer par des portraits de visite la réalité du taf, et par là lever tous les doutes sur la réalité du job« , indique Charles Edernal, le directeur de création. « On a bien songé à les montrer au travail à leur bureau, mais ça percute moins. »

Si la direction artistique s’inspire ouvertement de l’univers des mèmes pour mieux circuler sur internet, le recours au hashtag et l’usage du mot « fictif », qui soulève toutes les polémiques, s’est imposé de lui-même. « On essaye de retourner le stigmate », dit le communicant, « alors faut envoyer ».

L’Assemblée répond par avance à toute polémique concernant le budget média de 600 000 euros. « Il faut bien communiquer, on rend service aux Français, ils sont le rouage essentiel de la démocratie.« 

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