X

Tragédieslogo

Parce que la communication est un drame

  • Nous suivre sur :

Fermeture de Take Eat Easy : plusieurs cas de malnutrition dans les agences de com

Posté le 26 juillet 2016

Les effets n’auront pas tardé à se faire sentir. Quelques jours à peine après sa fermeture, le service de livraison de repas Take Eat Easy voit déjà sa disparition impacter la santé de ses plus fidèles clients. La situation est tellement grave que le gouvernement a décidé d’intervenir.

 

stres-nutrinet

Le premier cas recensé est apparu chez Publicis, rapidement suivi par plusieurs cas similaires chez Fred & Farid, Les Gaulois, Rosa Park…

Michael* C., collègue d’une personne touchée témoigne :

« Marie* avait déjà un physique plutôt fluet, mais rapidement après la fermeture de Take Eat les os de ses côtes sont devenus plus saillants, elle commençait à avoir du mal à se concentrer, nous disait mal dormir, elle essayait de récupérer des restes dans les poubelles de la cuisine après le repas. Ses joues se creusaient et son ventre a commencé à gonfler suite à la fonte de ses muscles abdominaux. Nous ne réalisions pas tout à fait jusqu’à cette journée tragique où en plein kick-off, alors qu’elle avait des tics de mastication depuis 20 minutes, elle s’est effondrée. »

Rapidement prise en charge par le SAMU, Marie est depuis en suivi intensif. Fortement déshydratée, multipliant les preuves de dénutrition,  le docteur Marc H. prévient :

« Quand les symptômes de dénutrition apparaissent, il est déjà trop tard. Le problème avec ce type de public très CSP+, c’est qu’il ignore tout des autres moyens de subsistance : cuisine à la maison, marchés, livraisons traditionnelles ou même banques alimentaires. Il se laisse donc dépérir au vu et au su de ses collègues qui sont souvent trop occupés à faire d’autres choses comme attraper des pokémons, c’est terrible. « 

Les riverains des agences touchées se mobilisent pour collecter des biens de première nécessité, packs d’eau, pâtes de fruits, légumes et féculents. Jeanne qui a pris la tête d’un collectif témoigne malgré tout de certaines difficultés :

« Ils sont compliqués, on leur apporte de l’eau, mais ils nous demandent si on n’a pas des Bionades ou de l’Arizona. Quant aux sucres lents, beaucoup nous disent qu’ils sont allergiques au gluten. Du coup nous sommes obligés de diversifier nos collectes ».

Le phénomène prend en tout cas suffisamment d’ampleur pour que le gouvernement ait décidé de lancer une campagne de communication disruptive à base d’émojis d’aliments et de formats courts diffusés en TV et qui expliquent comment se faire à manger soi même.

* Tous les prénoms ont été modifiés.

Vous aimerez aussi