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Un article non-sponsorisé publié par erreur par Webedia

Posté le 20 juin 2016

Stupeur à Levallois-Perret : un rédacteur a publié par mégarde un contenu pour lequel Webedia n’a pas été rémunéré par quelque marque que ce soit. Face à cette situation inédite, les managers sont perplexes.

« On ne comprend pas du tout ce qui s’est passé, ça ne s’était jamais produit avant », se désole Kevin*, responsable contenus de Pure-Bullshit, un célèbre média de digital brand-content-bullshit-publishing spécialisé sur la cible des 14 ans – 14 ans et demi chez Webedia. Dans l’open-space, l’ambiance est morose.

Faute professionnelle

La pomme de la discorde ? Un article publié sur Pure-bullshit sans qu’aucune marque n’ait été citée, ni que personne n’ait versé un seul centime au célèbre groupe de médias. « Ce con là a trouvé un sujet, et voilà qu’il se met à appeler des gens, recouper les informations… Honnêtement, ça ne m’étonnerait pas qu’il en ait profité pour vérifier des sources. Je suis vert de rage ! »

grumpy

L’impact financier devrait heureusement être limité pour l’entreprise de Levallois-Perret, où chaque rédacteur est fortement encouragé à respecter un rythme de production vivifiant : 72 contenus par jour en moyenne, avec des pics à 82 le week-end.

« Faire rentrer la caillasse »

Pour les équipes managériales, le problème est ailleurs. « Pour ce qui est du fric, osef, au pire on embauche deux-trois stagiaires et on en parle plus. C’est bien ça les stagiaires, c’est gratuit. Non, moi ce qui m’emmerde, c’est plus au niveau éthique, quoi. Ca crée un précédent. Aujourd’hui il publie un article gratuit, demain qu’est-ce qu’il va inventer ? Et puis imaginez que ça donne des idées aux autres, comment je fais, moi derrière ? Il y a quand même un moment où il faut faire rentrer la caillasse ! »

Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Le rédacteur incriminé ne travaillait que depuis sept ans chez Webedia (et donc son neuvième CDD) : il a donc été licencié pour faute lourde à l’issue de son préavis d’une demi-journée.

 

* Son prénom a été changé. En vrai, il s’appelle Jean-Kévin.

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