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Yves Saint-Laurent recherche des cadavres pour sa prochaine campagne

Posté le 13 mars 2017

Après le succès de son affichage, qui a créé un buzz sans précédent et relancé une marque en voie d’endormissement, le groupe Kering, propriétaire d’Yves Saint-Laurent, voit plus loin.

 

Souabe, vers 1470

 

Une crise efficace en termes d’image de marque

« Dans  notre dernière campagne, nous avons voulu désarticuler et dénoncer la femme objet robotisée – d’où les rollers, que les féministes n’ont d’ailleurs pas renié. Il n’y avait pas de volonté de choquer, juste d’émerger en posant de vraies questions« , explique le directeur de la communication. Un message reçu cinq sur cinq par de nombreux collectifs féministes qui ont obtenu le retrait des affiches les plus provocantes. En off, on reconnait vite que le but était surtout de « réveiller la belle endormie« , et de sortir « des mamies du VIème arrondissement et des vieux héritiers coquets » qui font la majorité du business de la marque. Rajeunir et renouveler la base de clientèle : pari réussi ? « Nous avons plus de 20 000 mentions en earned, on peut parler de succès » confie-t-on du côté de la régie Carat.

Next steps : des corps décharnés, voire des squelettes ?

Pas question d’en rester là ! Pour la prochaine campagne calée avec la fashion week printemps été, la direction artistique de la marque veut passer l’étape suivante. « Nous voyons un fort retour des tendances liées à la Contre Réforme, qui correspondent bien à ces temps incertains. Notre inspiration demeure gothique, en allant au bout de la logique de la maigreur : c’est la mort, logiquement, qui certes un peu anxiogène mais aussi un fort territoire d’expression artistique« .  La marque hésite encore entre caster des cadavres relativement récents, ou passer par l’imagerie de synthèse, « plus sûre sur le plan éthique« , afin d’exprimer sa prochaine style vision. On est impatients !

 

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